Mains qui tirent en décembre : quels réflexes adopter au quotidien ?

Vous ouvrez un robinet, vous passez sous le sèche-mains, vous repartez. Trois fois dans la matinée, parfois davantage. En décembre, ce geste banal finit par se voir : la peau tire après le rinçage, une rougeur s’installe sur le dos de la main, et de petites crevasses apparaissent au bout des doigts.

Rien de tout cela n’est inévitable, et la correction tient en trois ou quatre habitudes qui ne coûtent ni temps ni argent.

Pourquoi les mains souffrent plus que le visage ?

Sous l’effet du froid, les vaisseaux se resserrent et la production de sébum baisse. Ce film gras protège normalement la surface, et sans lui la barrière cutanée retient moins bien son eau. Vos mains encaissent les premières, parce qu’elles restent découvertes, parce qu’elles touchent tout, et parce qu’elles passent sans arrêt du froid de la rue à l’air sec d’un bureau chauffé. Le visage, lui, porte presque toujours un soin. Les mains, rarement.

Ajoutez le gel hydroalcoolique, la vaisselle du soir, les courses portées sans gants, et vous obtenez une dizaine d’agressions par jour sur une peau déjà moins bien défendue qu’en juin.

Mieux vaut trois tubes qu’un seul non utilisé

Appliquer une couche épaisse le soir ne remplace pas trois applications légères dans la journée. La crème protège tant qu’elle reste en place, et un simple passage sous l’eau suffit à l’effacer. Gardez-en donc un tube à côté du lavabo, un deuxième dans la poche du manteau, un troisième sur le bureau. Celui qui dort dans un tiroir ne sert à personne.

C’est là que les petits formats rendent service, et pas seulement pour le voyage. Le calendrier de l’avent beauté par NUXE en comporte deux, une crème à la rose et une au miel, dans des contenances qui tiennent dans une poche. Vous essayez les deux textures, vous gardez celle qui pénètre le plus vite, et vous en avez surtout une à portée de main au moment où la peau tire, c’est-à-dire juste après le lavage et pas trois heures plus tard. L’endroit où le tube est posé pèse ici plus lourd que sa formule.

Lavage des mains : ce qu’il reste de la crème appliquée

Sous une eau très chaude, avec un savon décapant, il ne reste plus grand-chose des lipides de surface. Préférez l’eau tiède et un nettoyant doux sans savon, rincez bien, puis séchez en tamponnant plutôt qu’en frottant. Pour la vaisselle et les produits d’entretien, enfilez des gants, et vérifiez qu’ils restent secs à l’intérieur : la macération abîme autant que le détergent. L’Assurance Maladie reprend ces mesures dans ses conseils pour prévenir les récidives de l’eczéma de contact, et rappelle au passage que les crèmes barrière protègent moins longtemps qu’on ne l’imagine.

Quelles zones des mains gercent en premier ?

Entre les doigts, sur la pulpe et sur le dos de la main, la crème passe rarement. Ce sont pourtant les trois zones qui se fendillent en premier, et celles qui rappellent leur existence dès qu’on serre une poignée de porte. Accordez-leur quelques secondes de plus, doigt par doigt, avant de vous rhabiller.

Les lèvres se gercent pour les mêmes raisons, et la Société Française de Dermatologie détaille ce que l’environnement provoque concrètement sur la peau, du froid à l’air trop sec des intérieurs. Gardez un baume sur la table de nuit : vous le réappliquerez le soir sans effort, alors qu’au fond d’un sac il resterait intact jusqu’au printemps.

4/5 - (60 votes)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *